Acheter du chocolat, quelle qu''en soit la raison, est considéré comme une décision relativement sûre pour une femme. Les femmes achètent du chocolat ou des produits chocolatés à ceux qui savent quoi acheter et à ceux qui n''ont aucune idée de ce qu''il faut acheter. Ceux qui ont des idées et ceux qui n''en ont pas. Ceux qui veulent lui faire plaisir et ceux qui ne veulent pas la décevoir (et ceux qui veulent s''excuser auprès d''elle). Les premiers parce qu''ils la connaissent suffisamment, ce qui signifie qu''ils connaissent également ses goûts, qui peuvent être très spécifiques, très uniques ; les seconds parce qu''ils ne la connaissent pas suffisamment. (Les derniers se situent généralement entre les deux.) Et ils ne veulent certainement pas être déçus. Mais il est difficile de contribuer à la frénésie en achetant du chocolat ou des sucreries. C''est d''autant plus difficile que le chocolat semble être inscrit dans l''ADN des femmes.
Quand le chocolat n''est pas une habitude mais une nécessité biologique
Il est vrai que les femmes qui préfèrent éviter le chocolat au nom de la santé, et plus encore au nom de la beauté de leur silhouette, ont (encore) un peu plus de mal à le faire lorsque les règles arrivent à grands pas. La baisse du taux de sérotonine, bien connue pour favoriser la satisfaction intérieure, augmente l''irritabilité, la baisse d''humeur, la mauvaise humeur, voire l''agressivité. Or, la consommation de chocolat, riche en magnésium, connu entre autres pour soulager les symptômes du syndrome prémenstruel et les maux de tête, augmente le taux de sérotonine dans l''organisme. En fait, on pourrait dire que les femmes ont en quelque sorte un droit biologique au chocolat.
C''est pourquoi il n''est pas surprenant qu''une étude ait montré que le pourcentage de femmes qui préfèrent le chocolat au sexe est encore plus élevé que d''habitude (et même non négligeable) dans la période qui précède l''apparition des règles. De plus, d''un point de vue biochimique, il ne devrait y avoir aucune différence entre le fait d''avoir des relations sexuelles et de manger du chocolat en grande quantité.
Une étude menée en Finlande et portant sur l''impact du chocolat sur le stress est particulièrement intéressante, et ce d''autant plus pour tous les futurs parents. Elle a montré que la consommation de chocolat pendant la grossesse a un effet positif non seulement sur la femme enceinte, mais aussi sur l''enfant : les enfants dont les mères consomment quotidiennement du chocolat pendant la grossesse semblent plus actifs, plus ouverts d''esprit et plus optimistes sur le monde que les enfants dont les mères ne mettent pas de chocolat à leur menu.
Le chocolat, un liant de l''âme et de l''esprit
Le chocolat, dont la réputation d''aphrodisiaque n''est plus à faire, stimule la production de phényléthylamine, également connue sous le nom de molécule de l''amour. La phényléthylamine est produite naturellement dans notre corps, notamment dans le cerveau, et se transforme dans les zones de plaisir en dopamine, la substance responsable des joyeux battements de papillons dans l''estomac, aussi bien dans les moments d''amour que dans d''autres moments d''exaltation. Il n''est donc pas surprenant que les personnes en proie à la dépression présentent des taux de phényléthylamine, apparentée aux amphétamines, nettement inférieurs. L''amélioration du bien-être psychophysique, ainsi que l''augmentation de la capacité d''empathie et du niveau de concentration après avoir mangé une côte de chocolat, ne sont en aucun cas une coïncidence.
Tout comme ce n''est pas un hasard si l''industrie cinématographique aime présenter une boîte de chocolats ou un pot de crème glacée à une femme frustrée aux cheveux gras et vêtue d''un vieux survêtement dézippé. Comme la raison de son état misérable se trouve généralement dans un amour malheureux, il est normal qu''avec tous les problèmes qu''elle a accumulés, elle ne se préoccupe même pas du fait que le chocolat, grâce à sa teneur élevée en antioxydants, protège contre les effets néfastes des radicaux libres. Sans parler des détails de l''action anti-inflammatoire des flavonoïdes. Ni qu''il réduit le risque de maladies cardiovasculaires dans des circonstances caractérisées par un parcours amoureux malencontreux. Mais elle sait, et sait très bien, que la vie est devenue un peu plus agréable et plus facile, que le stress s''évacue peu à peu, et qu''il n''est pas logique d''oublier toutes les bonnes choses de la vie pour le plaisir d''un "con".